Constellation 2027-2030 autour de la thématique de la nuit.

NOCTURAMA

{ EN COURS DE CONSTRUCTION }

Comme un attachement vivace de La Ruse à faire scintiller des rencontres grâce à des projets artistiques, NOCTURAMA enlace de nouveau la métaphore de la constellation. Créer sans cesse des dynamiques entre les projets est aujourd’hui un savoir-faire enraciné dans la pratique de la compagnie.

NOCTURAMA dévoile 5 projets protéiformes. 5 OVNIS artistiques. 5 impulsions créatives pour penser les collaborations sur le terrain avec un nouveau souffle rusé.

Chacun révèle une facette de la nuit. D’une lecture de la nuit. Des profondeurs de nos nuits. Elles sont des espaces-temps vivant sous le régime de l’exception. La nuit, on vit avec un autre type de regard. La nuit, on regarde autrement la vie.

Penser la nuit, c’est penser plus largement notre éthique du vivant. Ce que nous souhaitons aujourd’hui protéger. Jour et nuit.
Il y a quelque chose d’apprenant dans le fait de se pencher sur le thème de la nuit. Je pense aux Nuits debout, à La Nuit des prolétaires de Jacques Rancière, au cimetière d’enseignes à Las Vegas, à l’émission de Masha Béranger, à nos 1ères permissions de minuit, aux récits des cauchemars des enfants.

NOCTURAMA est donc pensé comme une vision ouverte sur nos mondes. Partagés publiquement de jour ou de nuit selon les projets, chaque forme artistique de NOCTURAMA célèbrera l’indispensable rencontre entre les générations. « Faire société » doit avant tout se vivre. Au quotidien comme un mantra.

A travers ces projets en partage, 3 coeurs feront battre le pouls de NOCTURAMA :
Les nuits-cri
Nuits cocasses
Chère nuit

Les yeux dans les yeux, osons la nuit.

CRÉATION SEPTEMBRE 2027

BRASERO est une conquête nocturne de l’espace public par des femmes de toutes générations. A la tombée de la nuit, plusieurs cortèges envahissent les rues, portés par les chants et le feu des corps d’une centaine de femmes. Elles envoient valser la peur qu’on voudrait leur imposer au coucher du soleil. BRASERO ravive la joie des corps dans un élan galvanisateur, exprimant des revendications féministes aussi percutantes qu’un discours. Ces manifestations chorégraphiques s’organisent ici sous forme de farandoles, rondes, chaines, lacés et entremêlements. Tout en rondeur et chaleur, les cortèges s’embrasent encore davantage en fin de soirée en se retrouvant autour d’un brasero. La fête illumine les coeurs et (é)veille la nuit.

CRÉATION PRINTEMPS 2028

LES PILUS. Gang de créatures à poils. Signes distinctifs : pelage en brousaille, crinière komondor, iroquoise ty and dye et barbe hirsute en vue.
Les poils vivent leur vie, libres, dignes et audacieux, dans cette communauté de monstres à contre courant. A contre poil.
Le gang débarque en plein jour, après une série de flop nocturnes dans les cauchemars des humains. Leur plan : Avoir la chair de poule. Et espérer que leurs poils se hérissent et tétanisent enfin les humains. Déterminés à vivre des coups de sang et des chocs thermiques, les rencontres s’échaffaudent et leurs émotions seront mises à poil. Qui aura peur de qui ? Qui aura peur de quoi ?

CRÉATION SEPTEMBRE 2028

Le monde des PILUS est un espace de jeu 100 % poilu. Le poil y vit sa vie, tout comme les visiteur.euse.s de cette installation participative. BOOOOOOUH…. Enfants en liberté ! Ici, on déambule à sa guise dans les multiples explorations ludiques et sensorielles. On manipule des cubes à crinière, on met en bazar, tresse, caresse, tire sur des barbichettes à rire, on sirote une LimoPILUS dans un canap’ tout velu, tisse, racommode, épile, contemple des ballets de pelages pailletés, on danse dans une boite de nuit pour les MINUS PILUS, on dévale des tobogans en fourrure, on se glisse dans la garde robe des PILUS. Le monde des PILUS invite à la curiosité. A oser la rencontre avec un monde farfelu. C’est le genre d’expérience tendre et sémillante que nous devrions faire à tout âge.

NOX accompagne le moment de l’histoire du soir par la danse. Avec son format protéiforme, on le déplie, le feuillette, on y découvre des affiches à danser ou des cartes à piocher. Chaque zone du livre invite à un format d’expériences singulier. Mais toujours tendre et sémillantes pour faire scintiller la lecture de l’histoire du soir par les corps et la créativité. Et si des constellations de jeux (ré)veillaient la danse ? Veiller la danse c’est protéger la poésie, le clair-obscur, la contemplation, les expériences.

Durant une même nuit, une communauté de personnes veille. Elle laisse trace individuellement du vécu de sa nuit. Ceci depuis un lieu qui lui est propre, impliquant de rester en éveil pour scruter bruits, odeurs, sensations, évocations, luminosité, interactions… Chaque détail est noté ou dessiné méticuleusement. Le corpus protéiforme de ces récits d’habitant.e.s devient ensuite la matière d’un projet de réalisation de cartographie sensible. Enfin, cette dernière, déclinée en scénographie XXL, rassemble un public étendu, pour une performance interprétée par des artistes de La Ruse. Pensée comme un voyage contemplatif au coeur de la constellation des récits VEILLER LA NUIT, la performance finale incite cette fois à veiller les gestes, les mots et les situations scéniques, comme on veille le ciel. Et si on devenait des « émerveillologues » du vivant ?